Les 1er paniers de l’AMAP …

dsc02163Belle journée encore que celle-ci. Notre premier panier de l’AMAP d’entrePOTE arrive au Bief…………

Mais qu’est ce qu’il raconte celui là ? que sont-ce donc tous ces joyeux acronymes ?

Finalement donc, il n’y a pas que quand j’étais de la simple grenaille d’informaticien que je savais être incompréhensible, tout comme cette phrase d’ailleurs ^_^

Cela mérite donc bien quelques éclaircissement…

Voilà la présentation de l’AMAP à laquelle nous avons joyeusement adhéré, oui, la joie n’est pas réservée qu’aux acronymes. :

source : http://www.entrepote.org/amap/amap-charlieu.php

> Une A.M.A.P + plus d’infos ( Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne) est un groupe de consommateurs qui s’engagent à acheter une part de la production des fermes partenaires (3 producteurs pour 80 consommateurs) à l’avance, tout en restant solidaires dans les aléas de production et en participant à la vie sociale et conviviale autour du maintien d’une agriculture paysanne de proximité (distribution, animation, communication).

> En échange, chaque ferme s’engage à fournir régulièrement des produits de qualité écologique et sanitaire, à participer à l’animation du groupe de consommateurs (activités pédagogiques, information, animations) en toute transparence (référence à la charte de l’agriculture paysanne).

> Les moments de distributions sont des moments de vie où la production est partagée.

> Un groupe de consommateurs se forme. Il cherche un ou plusieurs fermiers partenaires. Ce dernier invite alors ses futurs partenaires à visiter son exploitation. Ils établissent ensemble un contrat d’engagements réciproques, dans le respect de la charte des AMAP : quantité et diversité des produits, méthodes agronomiques, modalité de livraison, durée de saison, prix du panier et modalité de paiement, rôles des consommateurs et des producteurs.

> l’entrePOTE souhaite communiquer sur cette alternative en diffusant des informations sur les AMAP et proposera de mettre en place ce système pour les adhérents qui le souhaitent, mais elle incitera aussi ses producteurs de produits de consommation à privilégier ce mode de distribution.

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Super, non ?

La rencontre ce soir pour fêter la récupération du premier panier (il y en aura un par semaine) fut pour nous l’occasion de revoir une partie des membres d’entrePOTE ce qui en plus d’être toujours intérressant (c’est un des indéniables avantages de regroupements de compétences :o) ) est toujours un moment de partage, de joie, de rencontres. Aujourd’hui par exemple, rencontre entre autre avec les propriétaires du musée de la filature Plassard et de leurs moutons àVarennes sous Dun : http://filature.free.fr/ . Une de nos prochaines visites sans nul doute, surtout qu’on la visait déjà :o)…

Rencontre aussi bien sûr avec le producteur de tous ces paniers (oui, je sais, ce sont des cageots, c’est plus pratique et n’écrase pas les légumes comme dans un panier :o) ). En plus d’être très sympa, Romain est un maraicher actif et courageux et c’est un (b)(h)on(h)eur (drôle de mot n’est-ce pas ? passerait pas au scrabeul ^_^ ) que de contribuer à l’évolution de son exploitation et d’avoir la chance de consommer de si bons produits. Car en plus d’être frais forcément, ils sont en plus très savoureux. Merci Romain ! et merci à toutes les valeureuses mains qui t’assistent dans la gestion de ton exploitation.

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3 commentaires sur “Les 1er paniers de l’AMAP …”

  1. Tony Moutaux dit :

    Ah les AMAP ! Quelle bonne idee. Les listes d’attente deviennent longues comme une journee sans pain tellement tout le monde veut en etre.

    Tout le monde ? Ben nan … pas nous. C’est pas qu’on veut pas. C’est qu’on peut pas. Financierement. Le panier AMAP nous reviends 2.5x plus cher que d’acheter au marche, chez un maraicher qui fait lui-meme, sans avoir de label bio (parce qu’il ne veut pas de l’etiquette).

    Dis m’sieur Antoine, c’est quand que t’es president et que tu declares que toutes productions doit etre bio ? La je prendrais mon panier : le tarif ne sera pas de l’ordre du luxe.

    Vi je fais la moue des le lundi. Et pourtant le week-end a ete cool. Mais scrogneugneu la vague ecolo-bobo ca me gave …

  2. Antoine dit :

    Hello Tony,

    si t’attends qu’un président te dise quoi faire, ça risque pas de bouger très fort. Le pouvoir est entre tes mains, consommateur. Et justement, comme tu le fais déjà, choisir les producteurs de son alimentation est primordial. Et quand on habite dans une communauté urbaine d’un million de personnes, le choix et la variété sont faciles à trouver, du moins, un peu plus.

    Pas question de « vague ecolo-bobo » avec les AMAPS. Je ne vois pas ce que soutenir une production locale, responsable et humaine a de « bobo ». Moi, ce qui me scrogneugneu c’est associer sans cesse le mot écolo à bobo, ce sont les industriels qui se frottent les mains de ce genre d’idées reçues.

    En ce qui nous concerne, un panier 4 personnes nous revient à 15 euros environs, tout en bio oui. Et ce n’est pas plus cher qu’au marché. Je ne trouve pas cela excessif au vu de la qualité des produits de Romain et du travail qu’il fournit pour cela. De plus, pour les membres de cette AMAP, le qualificatif « bobo » ferait bien rigoler. Tiens, d’ailleurs, ça me fait bien rigoler vu que j’en suis membre :o)
    Car si je suis humblement ce que l’on appelle aujourd’hui un néorural, issue de l’exode urbaine, le reste de la troupe est constitué de personnes que je ne qualifierai de rien, je ne me permettrais pas, sauf de bobos.

    Bref, je trouve cette dernière phrase un peu dure et désobligeante pour tous ceux qui s’efforcent de construire un monde meilleur. Car si, dès qu’il y en a qui essaient, on leur casse les pattes en réduisant leur participation à un mouvement étymologiquement libéral, effectivement, ça ne risque pas de bouger des masses. Pourtant, il faudra bien que ça change.

    Tant mieux si les listes d’attente sur les AMAP se prolongent, c’est aussi le signe d’une demande que les politiques feraient bien de prendre en compte en cessant de privilégier les grandes cultures agricoles nécrobiologiques au détriment des exploitants soucieux de préserver leur planète, leur santé, celle de leurs enfants, et de leurs clients, qui dans ce cycle de consommation, pouvant aussi devenir un vecteur de sociabilité, devenir des amis. C’était une grande phrase celle là, au sens propre :o)

    Bref, vive les AMAP, et pour le reste, c’est nous les consommateurs, c’est à nous de faire le tri, de choisir le monde que nous voulons.

    « Vi je fais la moue des le lundi », fais comme moi à l’époque, prends un 80% en supprimant le lundi, ça change la vie je te jure. C’est vrai, ça fait un peu moins de sous, mais ça prolonge la vie. ^_^

    Bizz à tout le monde,

    Antoine

  3. Tony Moutaux dit :

    Hé on s’est mal comprendu (mince des le mardi ca le fait pas : j’vais prendre un 60% pour que ca aille mieux le mardi :D).

    J’essaie de faire bouger les choses. Pas autant que je le pourrais, pas autant que je le voudrais.

    Ecolo-bobo c’est pour qualifier la « masse », celle qui ne s’interesse a l’ecologie que par le stress entourant vache folle, OGM ou autres « coup mediatiques » qu’elle recoit comme la Parole Divine. Ceux sont eux les bobos qui ne cherchent pas a comprendre et se precipitent souvent sans chercher a comprendre, a qualifier un travail ou a le quantifier autrement qu’en « equivalent boite-conserve ». Et cette masse permets a pas mal de profiteurs de faire des tarifs indecents, comme on l’a dans le coin (je fouille encore, j’ai une piste avec un marche bio a Selestat).

    Cette masse, difficile de la faire reagir et reflechir. Le metro-boulot-dodo que tu as fuis avec justesse l’empeche souvent de reflechir plus loin que le coin de la superette, soit par manque de temps, soit par manque de motiviation. C’est la que le politique servirait a quelque chose (mince j’ai trouve une utilite a cette race moderne de rats de societe).

    Entendons-nous bien : les paysans qui fournissent les AMAPs, les viticulteurs bio (vi je cite ca pour montrer que j’en connais :hips:), les eleveurs qui essaient de ne pas refiler nawak a leurs betes, comme l’un de mes voisins desormais avec ses vaches, je les loue, je les remercie. Ils font bien plus que je ne fais lorsque je leur achete 2 tomates-3 carottes. Les revenus agricoles ne sont pas tres aides si on a l’etiquette « bio », pas plus que si on traite a coup de saloperies dans les champs. Il faut de la determination et surtout une reflexion et un regard que peu des « ecolo-bobo » ont.

    J’espere que j’ai ete plus clarteux, parce que je vais tout a fait le sens de tes reflexions (sauf a dire que chacun est maitre de ce qu’il peut faire, sans que le politique y aie a mettre son nez, ca j’aimerais bien, mais ca me parait utopiste)

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