La tour à carottes

Oui, en plus de ma tour à patates, en cette année 2014, j’ai décidé de tester si une tour à carottes pouvait aussi s’envisager.

Pour voir…

Tour à carottes

Le principe de cette culture n’a rien à voir avec celui de la tour à pommes de terre. Ici, comme ma terre n’est pas encore très meuble et de qualité, du moins celle de cette butte-ci, j’ai voulu voir si cela donnait quelque chose de rajouter de la terre meuble par le dessus. Je l’ai composé avec des couches successives de terreau+compost maison, tiges d’orties séchées, orties fraîches et de la terre issue de la butte. Je devrais donc obtenir ainsi une terre riche, aérée, avec un certain degré de rétention d’eau et enrichie par toutes les bonnes vertus de l’ortie.

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J’ai terminé avec une couche de terreau/compost maison pour pouvoir effectuer les semis de carottes.

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Au final, maintenant que la récolte 2014 est déjà loin derrière, si j’ai constaté que les carottes qui ont poussé dans cette tour ont été bien plus grosses mais tout aussi bonnes que celles que j’avais déjà pu faire par ailleurs d’autres années, il faut juste que je modifie certaines pratiques, comme le semis à la volée des carottes. Elles germent de manière trop dense (même avec une densité semi-modérée) et cela implique de diminuer cette densité de plants en les arrachant un par un. Ce qu’on appelle l’éclaircissement. Un travail risqué (pour les bébés plantes) dont on peut parfois se passer en prenant le problème en amont.

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Oui, cette manière de procéder, finalement, oblige à procéder à des éclaircissements lors de la levée des graines et des plantules. Et éclaircir, si c’est assez rapide à faire, ce sont aussi des risques d’abîmer les plants voisins, la nécessité de le faire à plusieurs reprises (tous les plants n’ont pas la même vitesse de pousse), et de le faire non seulement pour les carottes, mais aussi pour les salades, les radis et tout ce qui se sème à la volée. C’est donc sur l’ensemble d’un jardin, un travail conséquent et chronophage, en plus des risques d’endommager les petites plantes fragiles et voisines.

De plus, il faut avoir un peu de temps, d’envie de le faire, une météo compatible, de la mémoire (et se souvenir qu’il faut aller éclaircir ses carottes) et d’entrain, ce qui n’est pas toujours facile à réunir au même moment. Surtout quand ma liste des tâches ne cesse de se maintenir à un niveau élevé et constant de nombre de lignes. ^_^

Bref, je pratique cette méthode de semis depuis une bonne année maintenant, je plante chaque graine à l’unité, et non plus par pincées.

C’est un poil plus long lors du semi, mais pas tant que cela au final, et quelle économie de temps ensuite! Plus besoin d’éclaircir!

Une seule action, plusieurs gains de temps et de liberté d’esprit!

L’investissement est très rentable. De plus, dès le début, chaque graine dispose d’un espace suffisant et conséquent pour se développer sans entraves. Ce ne sont que des avantages!

J’ai testé sur les radis et les salades, en 2014, et vraiment, là où il m’arrivait régulièrement des accidents pendant l’éclaircissement, depuis, c’est terminé! Et si une graine ne germe pas, l’espace libre est visible facilement, et on peut resemer une graine à l’occasion, en repassant par là. Avec des semences de qualité (surtout quand on les produit soi-même, ce qui donne une graine et un futur plant adapté aux conditions locales), cela arrive finalement assez peu.

Chaque radis semé ainsi a germé et poussé sans être dérangé par son voisin, et je n’ai pas eu à penser à les éclaircir eux non plus, mon esprit est resté libre et disponible pour d’autres choses que je peine déjà à gérer! ^_^

Sans compter l’économie de la ressource en graines, plus anecdotique ici, il est vrai! :)

Bon, en tout cas, la tour à carottes, comme la tour à patates, ce sont de bonnes idées selon son terrain, sa terre et ses propres besoins. Et bien entendu la conception de ces dernières!

Je réitérerai l’un et sûrement l’autre, mais avec une plus grande surface, l’année de test ayant produit des résultats intéressants.

Le reste en images ?

 

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