L’agriculture biodynamique au Bief

Comme mes proches le savent déjà, ici, au Bief, sur notre propriété de 2,5ha, nous utilisons certaines pratiques agricoles et permaculturelles, la Biodynamie est l’une d’entre-elles.

Cette fabuleuse impulsion me vient d’un ami et voisin, Frédéric Chaize, maraîcher en Biodynamie à Saint-Denis-de-Cabanne (dép.42, à 5km d’ici) que je n’hésite pas à nommer ici car il ne se cache pas d’une telle pratique. Au contraire, il aime partager, dispenser, semer!!!

Bouse de corne pour la biodynamie
La fameuse bouse de corne utilisée à raison de 100g par hectare.

Je reviendrai plus longuement sur la biodynamie, sur la manière dont je l’utilise ici depuis 2016, sur le matériel que j’utilise pour cela et sur tous ces petits détails. Sachez déjà simplement, qu’en une seule année de pratique, certains résultats sont déjà visibles!

Je voulais juste signaler aujourd’hui que, sur Radio Fourvière, était programmée une émission sur la biodynamie où étaient justement présents, entre autres, Frédéric et Pierre Masson (si, si, souvenez-vous, c’est chez lui que j’avais été suivre cette formation de taille d’été des arbres [taille en vert], j’avais déjà un pied en biodynamie 2013, je n’ai franchi le pas qu’en 2016) !

Voici un lien vers l’émission Equateur, je vous enjoins vivement à l’écouter, et surtout le (court) témoignage de Frédéric (à partir de 28min40s), il en vaut vraiment vraiment la peine pour mieux comprendre ce qui nous anime ici, au Bief comme ailleurs!

Voici un lien direct sur Radio Fourvière :

https://rcf.fr/vie-quotidienne/lagriculture-biodynamique-un-autre-rapport-au-sol-et-au-cosmos

La biodynamie propose aux agriculteurs un autre rapport à la terre et au cosmos. De plus en plus d’agriculteurs se tourne vers elle, mais elle est largement méconnue.

Avant le Bio, la biodynamie

L’agriculture biodynamique, portée en France par Le Mouvement de l’Agriculture Bio-Dynamique est « la première des agricultures bio », comme l’explique Pierre Masson. Elle obéit à quelques principes:
– L’idée qu’un domaine se porte d’autant mieux qu’il est autonome, ce qui exige de développer un maximum de diversité dans le monde végétal, mais aussi animal ;
– La nécessité de régénérer les sols et d’aider les plantes dans leur comportement par l’intémédiaire de préparations à base de plantes médicinales, d’excréments, etc.
– Le respect des rythmes cosmiques.


Si ce dernier ne fonctionne plus, voici le fichier en MP3 :

http://www.lebief.fr/wp-content/gallery/agriculture_biodynamique_Bief/agriculture_biodynamique.mp3

Des nouvelles des pins parasols romains.

Oui, sans pour autant dater d’une quelconque glorieuse époque, il est vrai que ces pins parasols sont issus d’Italie, cela en fait donc de joyeux et sensibles Romains!

J’avais déjà écrit un article en 2012, année de leur semis, voici de leur nouvelle en ce mois d’avril 2015, date de la photo, pas celle de la rédaction de cet article, vous l’aurez compris! :)

Sur la vingtaine de graines semées, voici ci-dessus les quatre arbres qui en sont nés. 3 ans après, ils sont toujours là tous les quatre. Je ne les bichonne pas particulièrement, mais les ai mis sur un chemin de passage, et peux ainsi les veiller régulièrement. Je prends garde à ne pas laisser pousser trop de choses dans les pots, veille à ce que la terre ne reste pas sèche trop longtemps par temps chaud, les déplace ou les surveille par temps de grands vents.

 

Un petit clin d’œil aussi sur l’arrière de notre voiture. On dira ce qu’on en voudra, mais j’ai déjà pu rencontrer plusieurs personnes comme cela, et, de la même manière, il nous est déjà arrivé de laisser un mot sur le pare-brise d’une voiture avec des autocollants dont les messages nous correspondaient, pour prendre contact et, pourquoi pas, se lier à de nouvelles personnes ?

Et, bien au-delà de ça, il s’agit aussi de montrer qu’il existe des personnes qui ne sont pas d’accord avec les choix qui sont faits à leur place. Qui osent le dire et n’hésitent pas à le faire savoir, par ces autocollants, par certains choix de consommations, par quelques privations, par de plus nombreuses découvertes, par le partage d’autres possibles bien plus variés!

Pour que ces pins parasols puissent servir à nos enfants à tous, pour une ombre bienfaisante, pour jouir d’un repos libre de toute crainte d’une société bouleversée par un accident irréparable! 1

  1. Lisez ce court compte rendu de la situation actuelle en mars 2017 de la centrale nucléaire accidentée, c’est effrayant de voir notre incapacité humaine à gérer ce fléau mortel! Et de contempler les folles solutions techniques dérisoires pour endiguer les fuites en cours. Par exemple, saviez vous que TEPCO s’efforce de mettre en place depuis juin 2014 un mur de glace consistant à geler le sol autour des réacteurs 1 à4, sur une profondeur de 27 mètres et une longueur de 1,4 kilomètres ? Il a fallu installer 1 568 tuyaux dans lesquels circule une solution réfrigérante à –30°C!

    Du délire scientifique  pur, inefficace et intenable dans le temps!

    De plus, ce sont des travaux à maintenir pendant des dizaines d’années maintenant, et sûrement plus encore! Il est temps de cesser de donner notre argent à l’industrie nucléaire française, c’est notre seul et meilleur pouvoir!

Nom d’une trogne!

Tout en cheminant dans les petits travaux agricoles décrits précédemment, j’ai aperçu un tronc tombé sur la limite de la propriété.

Il a dû tomber dernièrement, on voit sur son côté droit comme il a cassé. Mais cet arbre n’était pas qu’un simple arbre (un Charme en l’occurrence), non, il s’agissait aussi bel et bien d’une belle trogne!

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Mais, qu’est-ce que c’est que ce truc, une trogne ?

Oui, déjà parce que, d’habitude, on aurait envie de parler d’une trogne pour un visage, une gueule, un faciès…

On défini ainsi une trogne : « Visage rougeaud et rieur d’un gros mangeur ou buveur. » (ça fait envie! :) )

D’ailleurs, après avoir regardé les belles galeries photos exposées sur le site du journal le plus lu dans les terriers 1, on peut comprendre aisément d’où vient l’usage de ce mot « trogne » pour désigner, entre autre, le visage d’un être vivant.

Mais surtout, impossible de parler des trognes sans citer ce beau livre que j’ai eu grand plaisir à lire : Les Trognes, l’arbre paysan aux mille usages.

Après avoir lu ce livre sur les trognes, adieux visages rougeauds, car alors ce mot trogne reprend une beauté qu’on lui avait ôté! :)

En effet, ces arbres, taillés périodiquement à la même hauteur, produisent durablement du bois (de chauffage, manches à outil, perches,…) du fourrage ou des fruits, et plus encore.

Si vous cherchez une idée cadeau, ce livre est parfait et utile!
(Pas pour moi, je l’ai déjà! ;) )

Alors, je ne vous définirai pas moi-même ce qu’est une trogne, car la quatrième page de couverture le fait déjà très bien (le livre encore mieux!) :  » Tout le monde a vu un jour ou l’autre une trogne sans le savoir ! Toutefois, combien de personnes savent qu’il s’agit d’un arbre régulièrement taillé ? Les trognes, appelées aussi têtards, têteaux, tronches, émondes, émousses, rousses, cosses ou chapoules… sont les témoins d’une longue histoire entre l’homme et le végétal. Elles ont joué un rôle essentiel dans l’économie paysanne partout en Europe dès l’Antiquité, en fournissant en permanence du bois de chauffage, du fourrage, des outils… Mais, depuis les années 1950, la mécanisation de l’agriculture et la généralisation des énergies fossiles «bon marché» ont conduit à la destruction et à l’abandon des trognes. Aujourd’hui les préoccupations environnementales soulignent leur importance, comme source d’énergie renouvelable et comme espace de biodiversité exceptionnel. Ce livre est une invitation à découvrir la culture et l’intérêt écologique de ces arbres oubliés. Il nous donne des clés pour comprendre ce formidable patrimoine végétal et faire en sorte qu’il retrouve sa place dans le paysage. « 

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Sur la photo ci-dessus, on voit d’autres sommets de nos trognes. Leur forme est caractéristique, le tronc surmonté d’une grosse boursouflure laissée par les dizaines de coupes qu’a subi l’arbre depuis sa plantation.

Nous avons ici, au Bief, environ 8 trognes de Charme (appelé aussi Charmille)2. Ils étaient utilisés comme source de bois de chauffage pour l’ensemble du lieu-dit Le Bief (qui comptait plusieurs cheminées). Je n’exploite pas moi-même ces trognes. C’est un travail énorme que de faire son bois soi-même. Je le sais pour déjà assumer la fin de la chaîne de production moi-même. Alors, partir de l’arbre, je n’en ai pas le temps. Dommage, j’ai pourtant ici une belle ressource. Il faudrait peut-être que je trouve une personne que cela intéresserait, et partager le fruit de son labeur.

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Le livre ci-dessus explique très bien comment reprendre une trogne abandonnée et la remettre en « exploitation » sans la tuer. :)

Pour avoir déjà fait des coupes sur ces arbres (quand j’ai besoin d’un long tronc bien droit pour certaines installations au jardin ou ailleurs), j’ai déjà constaté l’énorme ressource en bois que représentent 8 trognes sur un si petit espace. En effet, c’est l’équivalent d’une petite forêt qui pousse ici sur un seul tronc !

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Les trognes ajoutent aussi une ressource qu’on pourrait penser d’inattendue, de la terre! De la très bonne terre! En effet, il n’est pas rare que se forment, au milieu de toutes ces branches, de petits bassins de récupération d’eau de pluie. Zones plus humides où poussent végétaux, où croassent parfois des animaux, où viennent boire insectes et oiseaux, où tombent les végétaux (ceux qui ont poussé là, d’autres, amenés par le vent, les feuilles…). Toute cette vie et cette vitalité finit souvent par creuser l’arbre, ces matériaux glissent alors dans ce creux, se transforment en s’ajoutant au bois et terminent en un fabuleux compost récupérable pour nos jardins. Enfin, vu les doses, c’est une excellente terre à semis ou pour rempotage. :)

Risquant le tout pour le tout (c’est à dire presque rien dans ce cas précis ^_^ ), j’ai grimpé au sommet de la boule d’une trogne, la base des troncs/branches que l’on coupe. Cette fameuse zone où se stockent les matériaux décrits précédemment. Voici donc le dessus d’une trogne.

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Et la terre qui s’y forme déjà.

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Le temps passant, cette terre humide et les insectes vont creuser le bois, les trognes n’en meurent pas pour autant. Une fois que le trou se forme et que le tronc se creuse par endroits, la terre se forme aux étages inférieurs et finit par être plus facilement accessible. Voyez plutôt une photo de cette terre que l’on aperçoit dans le creux de la trogne ci-dessus. Issue de la décomposition du bois, des végétaux. Je m’en suis déjà servi plusieurs fois, mais il y a toujours de la nouvelle terre qui se forme.

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Les trognes peuvent donc aussi fournir en terre de semis/rempotage!

Bon, en tout cas, le Charme tombé au sol (et ses nombreuses branches) aura aussi fini partiellement dans mon insert, reste encore ce beau tronc (mais rongé), qui restera dans le champ, servant ainsi à de nombreux animaux qui viendront s’y loger et se délecter des moult ressources apportées par un morceau de bois se dégradant.

Voyez, deux ans plus tard, en septembre 2016, à quoi ressemble la trogne tombée au début de cet article, en septembre 2014!
Oui, j’ai mis du temps à le rédiger! :)

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En tout cas, vive les trognes et les ressources utiles et renouvelables!

  1. Vous aurez reconnu le super journal La Hulotte (très belle idée cadeau!)
  2. Le Charme est souvent confondu avec le hêtre, pour les reconnaître, une bonne vieille astuce mnémotechnique puisqu’un petit dicton rappelle les différences : « Le charme d’Adam est d’être à poil » (traduisez : le charme a des dents, le hêtre des poils). J’adore… ^_^

Les Vergers Conservatoires et Fourragers du Bief sont enfin créés!

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Oui, oui, en juillet 2014, même s’il reste des choses à faire, je peux déjà annoncer la création effective de ces Vergers Conservatoires et Fourragers du Bief!

Enfin, disons que tous les arbres sont plantés. :)

Car nous n’en sommes pas encore à la fin, non, non, en juillet 2014, il manquait encore :

  • du grillage sur toutes les clôtures autour de tous les arbres
  • l’abri à moutons
  • les moutons
  • les abeilles et leurs ruches
  • quelques clôtures
  • le poulailler et des poules
  • la haie mellifère
  • et d’autres petites choses encore…

Bien sûr, c’était en juillet 2014, aujourd’hui, la liste est bien plus courte! ^_^

Mais chaque chose en son temps.

C’est important de prendre le temps. On n’évite pas forcément les erreurs, on les limite, mais en tout cas, on profite de le prendre, car c’est déjà une belle chose de prise!

Au début, avant les premiers coups de pioches et de masses, le projet ressemblait, sur le papier, à cela :

Ce n’est qu’un des nombreux schémas imaginés, car organiser un grand territoire vide avec des postes dont on ne connaît pas grand-chose n’est pas aisé, c’est plus simple d’enchaîner les schémas sur du papier. Je n’ai jamais eu de moutons, ni planté beaucoup d’arbres, ni eu beaucoup de poules, ni eu un tel terrain à occuper, ni eu d’ailleurs à imaginer un jour l’éventualité d’un tel projet.

Esquisse du projet

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Et puis, sur le papier, c’est une chose, mais une fois les pieds dans les bottes et face à un grand champ tout vide, c’en est une autre.

Et pourquoi tel arbre ici ?  Et comment cela sera-t-il exploitable ? Pourrais-je mettre une échelle ici ? Passer en brouette là ? Et le soleil alors ? Pourquoi n’y auraient-ils pas tous droit ? Et cet arbre, combien va-t-il faire de haut ? Jusqu’où ira son ombre dans 15 ans ? Et les fleurs, sont-elles blanches ou roses ? Où ces points de rose seront-ils jolis sur cette pastelle géante à venir ? Et les animaux, comment leur donner accès à l’eau en toute saison ? Par où vont-ils circuler ? Où mettre l’abri ? Les vents, le soleil, l’ombre et l’humidité seront des facteurs importants pour chaque abri à animaux, pour chaque arbre, chacun ayant sa propre vie et ses propres besoins. Le vent viendra de là, un arbre supportant quelques rigueurs s’y plaira donc mieux, mais qui pollinise-t-il le mieux ? Donc il faudra que celui-ci ne soit pas trop loin… Oui, les arbres ont aussi leurs préférences sentimentales et de pollens. Tant de facteurs et de variables, et un si grand espace vide… si vide alors… :)

Des centaines et des centaines de questions, dont les réponses s’entremêlent et nous emmêlent, nous freinent dans nos décisions, dans les choix… Alors j’ai lu, beaucoup lu. Et toutes ces connaissances ont moulé ce qui s’adaptait, non pas le mieux, je n’aurais pas cette prétention, avec nos envies, la topographie locale, nos goûts, le hasard et sûrement d’autres choses encore.

Après quelques plantations en hiver 2013, le projet à venir pour 2014 devait en fait ressembler à cela :

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Typiquement un plan fait au chaud dans un bureau. ^_^

Oui, je trouvais par exemple que de rapprocher tous les arbres des entrées des pâturages serait plus pratique pour l’entretien et les récoltes, sans devoir descendre jusqu’au fond du champs, oui, car il y a des pentes aussi…

Alors, une fois les pieds dans les bottes, et une fois face à tous les trous à faire pour ces plantations en hivers 2013, j’ai finalement opté pour une nouvelle disposition. j’ai éclaté tous ces fruitiers qui étaient trop proches les uns des autres. Cela m’est apparu évident sur le terrain. C’est un modèle plutôt extensif, certes, il y aura plus de chemin à parcourir, mais chaque arbre profitera aussi mieux du soleil, et le rendu global devrait aussi être beaucoup plus esthétique dans 5, 10, 20 ou 50 ans (et plus encore pour de nombreux arbres).

Voici donc le projet en 2014, tous les arbres ici représentés sont donc, en juillet 2014, aussi réellement plantés.

Projet_en_2014

Et pourtant, en 2015 et 2016, ce schéma va encore évoluer, mais oui! C’est fou ça? Comment est-ce possible?

Dire que nous verrons tout cela une autre fois!

Oui, on prendra le temps d’arriver jusque là. ;) Comme je le disais précédemment, c’est bon de prendre le temps de prendre le temps.

Alors, en attendant, quelques photos de ces vergers, vus de l’étang, avec un peu de faune locale…

Avancement du projet

Création du verger conservatoire
Une partie du projet commence à se dessiner ici…

Oui, mais lequel ? Parce que des projets, par ici, il n’en manque pas trop ! ^_^

Ce qu’il manque ici, en fait, à la campagne comme à la ville, c’est le temps ! Les journées ici, dans ce monde rural et silencieux (au Bief en tout cas ;) ), sont indiscutablement rythmées autrement, mais les journées n’en font pas moins 24h, ni plus, ni moins. Encore heureux ! ;)

Voilà pourquoi, toujours remontant le temps à la vitesse décroissante de l’escargot, nous voilà aujourd’hui en septembre 2013.

La preuve ?

Continuer la lecture de « Avancement du projet »

La clôture des pâturages : le planter du piquet !

Fraises des bois

Pendant que notre coin à fraises des bois se peuple de futures petites âmes, le chantier des piquets de clôtures se poursuit.

Comme je le disais dans l’article précédent, ce déplacement de clôture a permis de récupérer une belle bande de terrain !

Vue de la future forêt
Au moins, tout ce travail n’aura pas été vain ! La ligne, au milieu, dans l’herbe représentant l’emplacement de l’ancienne clôture.

Une future bande forestière où différents projets et essais auront lieu, sans compter les autres, auxquels nous n’avons pas encore pensé. ;o)

L’idée, surtout, est de créer une bande de forêt au nord de notre terrain pour le protéger des vents froids. L’idée aussi est de créer un couloir forestier propice à la vie végétale et animale, au déplacement des animaux, à la vie tout simplement, quoi !
Parce que si je dois décrire tout ce qui se passe dans les bois, la liste promet d’être longue… ^_^

Citons tout de même, notamment, la culture de champignons, l’intégration de quelques fruitiers particuliers dans la future forêt/friche, la plantation de la haie mellifère, l’intégration de quelques vivaces comestibles, et d’autres choses sûrement…

Pour l’instant, de toute façon, question forêt, c’est plutôt limite, il faudra bien une douzaine d’années avant d’avoir des arbres de quelques mètres de haut. Alors, pour une vraie forêt, un vrai bois, il faudra attendre une prochaine tranche de vie ! :o)

Vont d’abord certainement revenir, malgré les plantations que je compte faire, orties, chardons, ronces et épineux, buissons, touffes étranges et branches colorées.

Ici va venir s’installer une vie végétale variée et riche, et pas forcément toujours agréable, la phase avant la forêt n’étant pas la plus propice aux ballades romantiques ou aux piques-niques enchanteurs. Quoique, j’ai de bons souvenirs dans quelques friches… (^.^)

Enfin, bref, en fait, je n’en sais trop rien ! Je le découvrirai avec vous, car tout va beaucoup dépendre des sols. Le chardon, par exemple, s’installe plutôt où il joue un rôle (ou disons que la graine trouve alors les conditions adéquates pour germer ;o) ), comme d’aller chercher des choses très profondément, même en sol dur ou rocheux, pour les ramener en surface. S’il pousse là, c’est donc que le sol en a besoin, les insectes aussi, car le chardon leur est très profitable. Mais ça pique. Alors, espérons que le sol n’en aura pas trop besoin par ici. ^_^

Une vue presque intégrale du Bief, la future bande forestière, les deux pâturages agroforestiers, l'étang, les stabulations, la maison qui se cache derrière. Ne manque que le 1er verger conservatoire, derrière la ligne d'arbres, à gauche des stabulations.
Une vue presque intégrale du Bief, la future bande forestière, les deux pâturages agroforestiers, l’étang, les stabulations, la maison qui se cache derrière. Ne manque que le 1er verger conservatoire, derrière la ligne d’arbres, à gauche des stabulations.

Pour l’instant, déjà, il s’agit de terminer le chantier piquets. Ou du moins, de le poursuivre, car, à vrai dire, il ne se terminerait qu’en avril/mai/juin? 2014… ^_^