Installation d’une remorque citerne sur la tondeuse Snapper 13/72

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Nous voici en juin 2014. Cela fait déjà plusieurs semaines que je dois arroser régulièrement les arbres des Vergers Conservatoires et Fourragers du Bief.

N’étant pas du tout équipé, je fais cela façon Intervilles (pour ceux qui connaissent cette ancienne émission animée et créée par Guy Lux). Équipé de ma brouette, que je vais remplir manuellement à l’étang, je monte à travers champs pour aller arroser un par un tous mes arbres. Autant vous dire qu’après plusieurs dizaines de mètres ma brouette s’est déjà vidée de moitié. Une fois en haut du champ, et après X voyages, c’est moi qui suis vidé!

Et les arbres sont bien trop nombreux. Je dois de toute façon m’équiper.

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N’ayant aucun engin agricole à disposition ni le budget pour cela, je vais donc m’appuyer sur ma robuste tondeuse autoportée Snapper et ses 13 chevaux mécaniques. ^_^

Comme nous l’avons vu dans le précédent article, je me suis trouvé pour cela une vieille remorque, avec de grandes roues pour ne pas rester bloqué dans les trous, dans l’idée de charger le tout d’une citerne emplie d’eau et de faciliter ainsi l’arrosage de ces nombreuses dizaines d’arbres fruitiers. Je suis parti sur une petite citerne de 200l, ma tondeuse ne pourra jamais en tirer plus!

La suite me montrera qu’elle ne pourra, de toute façon, pas en tirer autant! ^_^

En attendant, j’ai donc modifié la remorque précédemment achetée en enlevant tout poids superflu, et, grâce à ce précieux (et bricoleur) revendeur de matériel agricole (autrefois Charnay Ets, aujourd’hui CMAC SAS (propriété de Guyonnet Agri http://www.guyonnet-agri.com/entreprise-cmac/p12965 )) situé à Chauffailles (71170), j’ai maintenant la possibilité d’accrocher cette dernière au Snapper 13/72.

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Doté de quatre roues agraires, l’engin se prête volontiers à cet excès de poids et s’en tire plutôt pas mal. Je peux ainsi m’en servi pour tirer la remorque avec divers chargements.

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Aucun problème de ce côté-là.

Par contre, quand je charge plus de 100 kilos d’eau (histoire de faire plus que ma brouette de 120l (oui, j’ai une brouette à deux roues :) ) que je chargeais à 80l environs, ce qui faisait déjà pas mal à pousser), autant la tondeuse s’en tire sans soucis sur terrain plat, mais elle bloque totalement en plein champ pentu. Impossible de monter!

Il faut dire que la remorque, même ainsi déchargée de sa caisse en bois, fait encore plusieurs dizaines de kilos à vide. alors avec 100l d’eau en plus…

Bref, à moins de ne remplir la citerne de 200l qu’au quart, impossible de m’en servir pour mon arrosage. Autant donc continuer à me servir de ma brouette, c’est moins bruyant/polluant/onéreux.

Me revoilà à mon point de départ, sans solution pour l’arrosage, mais avec un petit engin agricole pour balader des matériaux, ce qui est déjà ça.

Le poids monté à l’avant est de toute façon super utile, je peux faire des virages bien plus serrés. Auparavant, pour parvenir à ce résultat, avec les roues motrices arrière qui accrochent tant, je devais appuyer fortement avec les pieds pour mettre du poids vers l’avant. Je ne regrette donc pas ce petit bricolage, et puis de toute façon, ce qui est fait étant fait, autant en retirer surtout du positif! ^_^

En attendant de trouver une meilleure solution pour l’arrosage de mes vergers (sachant que celui-ci n’aura surtout de sens que pour les premières années de mes arbres), je m’en vais contempler un peu mes potagers! :)

Et vous aussi de fait. ;)

Juste à temps !

Voui, voui, on ne saurait dire mieux. Comme vous pouvez le voir sur la photo, ce chantier-là a pris, soudainement, une urgence qui n’était pas programmée si tôt.

Notez, j’avais déjà prévu de le faire en urgence, mais je ne la voyais que d’ici 2-3 ans. ^_^

Mais voilà, un vilain coup de vent a, cet été, un peu accéléré le processus, et j’ai dû très rapidement modifier mes plannings ministériels pour opérer le malade sur le champ. En commençant par étayer un peu mieux tout cela, car ouida! Avant, ça tenait juste avant avec l’étai de droite, celui devant le vilain mur de ciment, qui cela dit, maintient aussi, tel un plâtre (le comble du ciment!) sur un membre partiellement émietté, ce mur encore debout. Il nous doit bien cela car, grâce au ciment qui a contribué à la chose, le mortier de chaux existant, ne pouvant respirer grâce à ce matériau gris et étanche qui le recouvre, a plus rapidement perdu de sa superbe.

Bon, en voyant la photo ci-dessous, on utilisera le terme « superbe » avec une juste retenue… :o)

Tout cela tenait donc vraiment un peu par la magie des forces cosmiques, et surtout gravitationnelles, qui nous gouvernent aussi.

Alors, avant que :

  • une partie du bâtiment ne s’effondre, occasionnant alors des travaux d’un coup beaucoup plus lourds, et pas seulement financièrement. Je pense là aux heures supplémentaires de travail, et surtout à ces jambages en pierre (les gros cailloux jaune verticaux (non, ce n’est pas le nom d’une nouvelle couleur … )) que, franchement, je n’avais pas du tout envie de devoir ensuite remettre debout, chacun faisant ses dizaines de kilos chacun.
  • l’hiver n’arrive
  • ne reparte une sympathique équipe de maçon qui travaillait par là (j’y reviendrai bientôt) justement cet après-midi-là

J’ai, avec un petit coup de main donc, étayé plus sérieusement la toiture et la porte existante, comme sur la photo ci-dessus, afin que tout ceci se stabilise un peu, que je puisse tout de même travailler un peu plus en sécurité, voire travailler tout court en fait. :p

Par la suite, j’ai ajouté encore quelques étais afin de vraiment stabiliser les jambages, et surtout pour pouvoir les redresser correctement !

Une petite vue intérieure…

Oui, il fallait donc agir.

1 volume de sable 0-4mm, 2,5 vol de chaux NHL 3.5, de l’eau et hop, on obtient un mortier au poil…

Y a plus qu’à.

Bon, évidemment, là, en diaporama photo, on se rend pas bien compte des quelques bétonnières, de tous ces cailloux déplacés, de tous ces frottements sur toutes ces pierres. C’est un peu physique, relativement peu pénible, car, tout comme pour le jardinage, on est toujours heureux de faire des trucs avec ses mains, ça laisse la tête libre.

Mais, une fois les pierres une dernière fois frottées avec du vinaigre blanc et de l’eau, le résultat est plus sympa. Les pierres en bas à droite sont blanches de ciment, j’arrive pas à l’enlever… rrrrrrrrrr…. ce ciment….. Il a des vertus, certes, mais ô combien de défauts.

En tout cas, je suis content du résultat. En plus que c’est un peu la première fois que je faisais ça.

Et, je le sais déjà, pas la dernière… (^.^)