Archive pour le mot-clef ‘Potager’

Le jardin de l’année 2011 !

Dimanche 16 octobre 2011

Non non, pas la peine de vous précipiter, il n’est pas question ici de prix et de concours, mais simplement d’un rapide résumé de nos travaux de jardinage 2011.

Je constatais en fait tout récemment que je n’en avais guère parlé jusqu’ici.

Non pas que ces jardineries diurnes soient bien passionnantes, mais pour en avoir déjà traité plusieurs fois ici, je trouvais ça plutôt juste de faire un état de ce qu’il en est cette année.

Et puis pour rassurer tous ceux qui comme moi ne savaient pas trop où ils mettaient les pieds, si ce n’est quelques centimètres sous terre…

Tout a commencé par la révision des buttes des années précédentes. Cette année, pas question de jouer au coiffeur et de continuer à tailler éternellement l’herbe qui pousse inéluctablement sur les bordures. Cette herbe, bien que nourrissante pour les bovins voisins que nous voyons paître une bonne partie de la journée, pousse et repousse sans cesse. Elle repousse même les cultures à l’intérieur des buttes et il faut lutter sans cesse.

Et lutter contre la nature, c’est nager contre le courant. Et c’est fatigant de nager contre le courant. C’est fatigant et sans fin. Sans sens.

Après m’être documenté sur diverses solutions (palissage en bambous, noisetiers ou saules), j’ai opté pour la solution de la simplicité, pas la moins onéreuse (même si le coût reste raisonnable) mais qui offre un rapport durabilité / coût / entretien / montage très favorable : les planches de bois. Il s’agit ici de planches de bois qui servent pour les clôtures (3 cm d’épaisseur).

Rapidement, pourquoi je n’ai pas choisi les autres solutions :

  • Le bambou : invasif ou non, il nécessite en tout cas pour qui veut restreindre son champ de pousse, l’installation d’une BAR (Barrière Anti Rhizomes). C’est une bande de plastique épais de 70-80cm de large et dont on va se servir pour « entourer » la surface occupée par les bambous. Les rhizomes des bambous ne peuvent la percer, et sont donc bloqués par la barrière plastique. La BAR doit être idéalement placée avec un angle de 15% en gros, afin que les rhizomes remontent vers le haut et puissent être coupés avec un sécateur. Je ne suis pas très clair, mais c’est afin que vous vous précipitiez sur l’excellent site http://lesbambous.fr/forum/ où vous trouverez tout ça en clair et décodé. Le but en tout cas était d’avoir une bambouseraie afin de récupérer les troncs des bambous pour m’en servir pour palisser les buttes. J’ai laissé tomber car je n’aime pas trop les trucs invasifs  qui nécessitent des barrière pour ne pas trop déborder, cela entraînait des frais important car la BAR pour la surface que je voulais était d’une longueur conséquente, mais surtout un énorme travail (ou encore des frais avec un tractopelle) pour creuser la tranchée de 80cm pour l’y mettre.
  • Le saule, noisetiers et autres petites branches à palisser. C’est une très belle solution, très économique, mais qui présente l’inconvénient pour qui n’a pas de saules comme moi, de devoir patienter plusieurs années pour obtenir le nombre de branches suffisant pour entourer mes buttes. De plus, c’est un bois qui ne tient pas trop sur la durée, et il faudrait repalisser régulièrement. Bon, sur ce dernier point, n’ayant pas testé, je n’en sais trop rien en fait.
  • Restaient donc les planches en bois. Solution assez sympa puisque j’ai une scierie pas loin, qui vend du bois de clôture local (en douglas (ben oui, pas trop le choix, on contribue donc à la pérennité de ces « forêts » stériles de troncs rectilignes), 3cm d’épaisseur). C’est rapide, disponible et offre une certaine durabilité puisque qu’avec 3cm d’épaisseur, cela devrait tenir au bas mot 5 ans (plus de quinze d’après le scieur).

J’ai donc commencé par transformer certaines de mes buttes

Et puis, au lieu d’en faire deux comme je le prévoyais au départ, avec l’aide de tous les rats taupiers qui se régalaient de tout ce que je plantais dans ces buttes, j’ai pris la décision de déplacer le potager. Je laisse la butte ici en place bien sûr et continue de m’en servir, mais j’ai décidé afin d’éloigner les rats, taupes, mulot et autres rongeurs des cavernes, de rapprocher le potager de notre lieu de vie.

Le bruit, l’agitation, la vie quoi est un très bon moyen de lutte contre les rats taupiers. Surtout avec des enfants ;o)

De plus, le nouvel emplacement profite d’un bâtiment qui protégera les buttes des vents glacés du nord, d’une très belle exposition et j’ai pu installer un système de récupération d’eau de pluie, ce que je pouvais plus difficilement faire avec le potager initial.

Me restait donc juste à faire les buttes. Pour l’instant, je n’ai pas eu trop le temps de m’en occuper vraiment, et n’ai donc pas le nombre désiré, mais je compte m’y remettre cet automne-hiver pour en doubler le nombre, d’au moins un tiers, restons raisonnables et surtout réalistes dans nos objectifs ;o)

Voilà déjà un peu tout ça en vrac et en commentaires…

Au final donc, une grande butte en haut de 1m70 sur 18m environs, quatre buttes de 3-4m2 en bas et une grande butte en bas aussi de 8-9m2, soit environs 55m2 de surface cultivée. C’est peu, c’est énorme, je n’en sais rien, je sais encore que c’est insuffisant pour nous, mais que cela donne déjà de très beaux résultats. Nous avons, en ce moment encore d’ailleurs (grâce à la protection des vents nord et est) de magnifiques courges, des kilos de tomates, des belles betteraves, de beaux poireaux (merci Hélène et Reuben ;o)), et pleins d’autres choses fleuries ou non.

100m2 en 2012 me semble un objectif raisonnable à atteindre. Et 100m2 de culture en buttes, façon Lespinasse et Fukuoka, il y a déjà de quoi pailler et manger :o)

Un peu d’architecture potagère

Jeudi 8 juillet 2010

Voui voui voui… sur nos buttes où tout se mélange, il est bon d’avoir un fil directeur. Une direction ferme et métallique à suivre pour tous ces légumes indisciplinés et sauvageons. Un fil de fer qui ne chantera pas, mais qui élèvera tous ces végétaux rebelles vers des altitudes plus sereines. Comprendra qui pourra.

L’idée nous est venue en visitant l’exploitation de nos amis et voisins producteurs de semences pour Kokopelli, les sauveurs de vie. Bien entendu, l’échelle de la réalisation n’est pas la même chez nous, nos buttes ne faisant que 15m de long, mais l’idée reste la même.

Le concept est bien entendu assez simple, offre plusieurs avantages et sûrement aussi des inconvénients, nous n’avons pas testé assez longtemps, est en théorie assez peu onéreux et surtout s’adapte à toutes les plantes et à leur position sur la butte, et c’est là un des avantages majeurs du bidule. Ce système bien sûr s’adapte aussi sur sol plat. L’installation sur buttes est d’ailleurs un poil plus contraignante, du fait d’une largeur fixe et moindre pour installer le trépied.

J’ai potassé à l’époque plusieurs solutions pour accrocher nos plants de tomates. Du simple tuteur et de ses variantes spiralées ou rectilignes, de la cage à tomate achetée ou bricolée en passant aussi par la méthode, je fais rien et les laisse pousser au sol. Cette dernière méthode fonctionnant très bien, faut pas croire, mais qui laisse peut-être plus facilement s’installer certains mildiou facétieux. Nous avons d’ailleurs testé un peu tout ça (sauf les spirales que je n’ai jamais acheté), et tout fonctionne plutôt pas mal.

En ce qui nous concerne, nous avons jusqu’à aujourd’hui utilisé la solution des cages à tomates bricolées, les cages, pas les tomates (^_^) ! Ça marche plutôt bien, ne complique pas la récolte ou l’entretien du fait des larges mailles utilisées, mais par contre, ce n’est pas super esthétique, et surtout, vu le nombre de plants de tomates disséminés un peu partout, il en fallait un peu partout justement, et beaucoup, ce que nous n’avions pas. De plus, tous ces grillages partout…. pas glop… moche quoi. Mais efficace, après tout, c’est quand même le but.

Le plus difficile, pour moi en tout cas, était de trouver les morceaux de bois pour monter les trépieds. J’en comptais 9 par buttes, il en fallait donc une cinquantaine ! Cinquante morceaux de 230 cm environs sur 5-6cm de large. Pas facile. Et puis, en discutant avec notre réseau par ici, on finit toujours par rencontrer quelqun qui a une solution à tous ces petits tracas… Merci à Roger, en l’occurence, pour ne pas le nommer ^_^

Finalement, j’ai pu en récupérer une trentaine pour l’instant et, après avoir installé la première, il semblerait que 6 par butte suffisent. Il faudra voir un fois que de grosses courges y seront suspendues (^.^) . Cela dit, il sera facile de rajouter un trépied au milieu.

Les trépieds sont posés sur le sol. Le bout des morceaux de bois est scié en biseau, afin, qu’avec la pression du fil de fer tendu, ils s’enfoncent légèrement dans le sol. J’ai choisi, pour fixer le fil de fer en terre, d’acheter des piquets utilisés pour fixer les grillages au sol. J’aurais pu bricoler un truc, mais je manque un peu de matière première pour ce type de fixation, et la tension du câble est assez forte, donc il fallait un piquet solide. Pour exercer cette tension justement, j’ai choisi le même système que pour tendre les fils de grillages. J’aurais pu aussi utiliser un bâton ou une barre de fer que j’aurais croisé avec le fil et tourné tourné tourné jusqu’à tendre le filin métallique (système vu chez nos amis). On verra à l’usage.

Après avoir scié le bois pour aligner tout le monde à la même longueur environs, après avoir manipulé, installé et fixé chaque fois trois bouts de bois ensemble, non rectilignes et pas carrés de plus de 2m de long sur une butte de 1,20 m de large avec des légumes plantés partout, j’ai vu plus facile, une fois les deux trépieds posés, non sans mal donc, il suffit de planter les piquets, de fixer le filin de fer (fil de tension de plus de 2mm de diamètre, pas super souple donc) et ses tendeurs (les schmilblicks en fer qui servent à tendre les filins) et de tendre le tout justement.

Voilà, derrière cette trop longue phrase se camouflent insidieusement plusieurs heures de galère. 1m20, c’est pas large. De plus, l’irrégularité naturelle de ces trépieds ne facilite pas l’alignement géométrique nécessaire pour supporter une tension importante du câble qui les enfonce dans le sol meuble de ces buttes. Sur sol plat et large, cela doit être plus simple. Je suis curieux de voir ce que cela donnera avec le temps.

Une fois les trépieds installés, le câble tendu, il ne reste qu’à y accrocher les plantes que l’on veut. Pour ce faire, c’est très simple, avec une ficelle de son choix, on fait un grand « O » qui descend presque jusqu’au sol et on fait de simples boucles autour des branches à suspendre. C’est très rapide. Ensuite, il suffira régulièrement, au rythme d’un jardin familial qui pousse ça veut dire pas tous les jours, de refaire une petite boucle autour des nouvelles branches ou autours des anciennes qui auront poussé plus haut. On enroule la ficelle autour du plant, tout simplement. Dans la serre de nos amis, qui utilisent cette technique d’accroche depuis longtemps, les tomates montent pas loin des 2m, sans aucun soucis. Le plant est respecté, presque libre, juste soutenu. On aime.

Il faudra sûrement réajuster un peu la tension et espérer que les trépieds tiennent sur nos buttes. On verra bien. Le système nous plait beaucoup, en théorie du moins, car il permet l’accroche de tous les légumes, quel que soit leur famille, leur emplacement sur la butte, au milieu ou sur les côtés.

Je craindrai moins pour l’effondrement des trépieds une fois que nos buttes seront elles mêmes bordées par des planches ou du bambou, saule ou autre solution que nous aurons adopté, qui sera sûrement un mélange des trois ^_^

Ça va d’ailleurs me forcer un peu la main pour que j’accélère le processus d’ailleurs, car pour l’instant, je me bouge pas beaucoup pour cette phase là de notre installation potagère.

Le reste, un aperçu de tout cela et du potager, en images et en silence…

Identification d’un alien d’outre-terre

Dimanche 6 juin 2010

Salut à toi, enthomologiste confirmé, sage et avisé.

Quand je dégage la paille des butte de notre potager pour y semer ou planter des choses, au frais, sous 1 petit ou plus centimètre de terre, je trouve parfois cette facétieuse et riante petite larve (dans les 2 cms).

Ne sachant pas trop si, lors d’une des phases de son cycle, elle se transformera en mécatronic tueuse de choux, je les laisse pour l’instant là ou elles sont, mais j’aimerais savoir si je dois plutôt les déplacer vers un autre lieu de vie ?

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Message personnel…

Samedi 26 septembre 2009
On a retrouvé Barbamama au potager...

On a retrouvé Barbamama au potager...

… à tous ceux que j’entends dire que rien ne pousse si on ne met pas un p’tit kekchose, ils sont pas trop nombreux dans notre entourage cela dit ^_^ mais c’est encore cette histoire d’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours, on en connaît tous un.

Nous en tout cas, à part quelques gouttes de sueurs, on ne met strictement rien dans notre potager si ce n’est une bonne dose d’équilibre et de bon sens. Mais comme je parle parfois du potager, il fallait bien aussi montrer quelques extraits de notre récolte 2009, histoire de montrer non pas que nous avons raison de faire ainsi, mais plutôt de rassurer les éternels inquiets sur notre triste sort.

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Des photos du mois de juin

Jeudi 3 septembre 2009

DSC02300… Il fallait le faire pour une rentrée de septembre, c’est dire le retard que j’ai… ^_^

Mais ainsi, vous avez tout de même droit à un joli défilé de mode. Spéciale couture été 2009, les modèles vous les connaissez déjà.

Les créations sont de Roxane bien entendu.

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En parlant du potager…

Samedi 27 juin 2009
Les fraises n'ont pas trop le temps de mûrir :o)
Les fraises n’ont pas trop le temps de mûrir :o)

Autant vous en glisser par ici les dernières photos… avant que je n’oubliasse de le faire comme parfois cela arrive à mon petit cervelet embrumé…

L’article est court, mais les photos nombreuses et commentées. Pas trop de blabla à lire donc, cela change un peu. ^_^

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Création d’une butte façon Lespinasse

Vendredi 26 juin 2009

DSC02421Je profite de la réédition du livre de Jean-Marie Lespinasse Le jardin naturel, complété par de nouveaux chapitres, pour placer cet article et vous signaler que notre potager vient de s’agrandir grâce à une nouvelle butte.

En image donc, la méthode pas à pas qui m’a permis de réaliser cela…

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Le verger conservatoire du Bief

Jeudi 28 mai 2009

dsc01877A propos de mes nombreuses occupations du moment, en voilà une qui m’a bien pris plusieurs jours… voire plus vu que je ne travaillais pas dessus tous les jours justement : le paillage du verger.

Quoi, on paille les vergers au Bief ?

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Une mangeoire pour artistes

Mardi 28 avril 2009

dsc01180

Oui, pour profiter de ces quelques miettes, il faudra être agile, et arriver à atterrir sur cette petite surface… promis, pour la prochaine mangeoire à oiseau que je teste, je fabriquerai une piste d’atterrissage un peu plus aux normes :o)

Cela dit, je recycle habilement ce reste d’abat-jour en métal en un très utile et efficace anti-rongeurs-grimpeurs . Espérons que cette petite mangeoire permettra à quelques habiles volatiles de se nourrir tout en profitant largement des insectes du potager juste à côté :o)

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Le chassis nie

Mardi 7 avril 2009

dsc00661Désolé, il fallait que je la fasse, alors tant qu’à être incompréhensible, autant que cela soit dans le titre… ^_^

Et oui, longtemps que j’en parlais de ce chassis, et rien sur le blog, une honte ! alors voilà, quelques photos de notre nouveau et premier chassis…

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