Un petit mot à propos de l’hygiène naturelle…

L’hygiène naturelle, ou élimination-communication, kézako? Non non, rien à voir avec des bains dans la rivière, ou avec nos toilettes sèches, enfin quoique, avec les toilettes un peu, puisqu’il s’agit de communiquer avec un bébé sur ses fonctions d’élimination; pipi et caca, quoi.

Car en effet, dès sa naissance un bébé communique avec sa maman pour lui signaler son besoin de faire un pipi ou caca. Sisisi. Et ainsi au lieu de lui mettre des couches (ou si on veut, en plus de lui mettre des couches), on peut à ces moments le positionner fesses au-dessus d’un récipient pour qu’il élimine.

C’est ce que nous avons fait avec Darius, et cela a relativement bien marché. Nos proches seront peut-être les plus dubitatifs quant au taux de réussite car:
1) ils ont surtout vu les ratés puisque la méthode demande d’être à l’écoute de son bébé à ce sujet ce qui, pour une bonne occidentale comme moi, était relativement difficile lorsque j’étais captivée par une conversation, par exemple :o(
2) j’en parlais surtout quand j’avais à m’en plaindre, notamment quand nous avons commencé à faire les cartons pour déménager, et que là aussi, la communication faisait défaut.

Mais voilà, il y a une dizaine de jours Darius a fêté ses deux ans, et avec eux la joie de découvrir la puissance des mots « pipi » et « caca »; il est donc temps de faire une petite récap:

– premier mois de Darius: je voyais bien quand il voulait faire pipi mais vu tout ce qu’il tétait, je comptabilisais bien une cinquantaine de pipis donc je lui mettais juste un lange sous les fesses.

– jusqu’à ses huit mois: une période bénie! Il était pratiquement tout le temps en écharpe donc contre moi, ce qui fait que je sentais très très bien les signes annonciateurs et attrapais presque tous les pipis cacas. C’est une sensation très jubilatoire, je ne peux pas l’expliquer…

– vers 8-10 mois il y a eu une période d’adaptation: il a commencé à être beaucoup à 4 pattes et donc à quelques mètres de moi, les signes étaient donc plus difficiles à percevoir pour moi et j’ai dû tout réapprendre.

– puis s’en est suivie une année avec un taux de réussite de 70-80%, tranquille sauf pour le tapis qu’il affectionnait, hum…

– puis la période déménagement, deux mois qui ont été trèèèèès longs, pendant lesquels j’ai finalement commencé à mettre des couches la nuit.

Voilà, l’aventure continue, mais en plus le rêve d’Antoine s’est réalisé: Darius demande enfin avec des signes qu’il comprend: des mots, pipi et caca. Coooool :o)

Quelques liens pour celles et ceusses intéressés par le sujet:
http://www.white-boucke.com/reviews/ipfrench.html
http://www.editions-instant-present.com/
http://www.natural-wisdom.com/ (en anglais celui-là)

Et à propos des couches style pampers:
pour un enfant, il faut compter trois à quatre arbres abattus pour produire les couches qu’il mettra, ainsi qu’UNE TASSE DE PETROLE PAR COUCHE produite. Bien entendu, dans la chaîne de production, beaucoup d’eau est utilisée (j’avais écrit gaspillée). Et surtout, les petites billes poudreuses qui absorbent l’urine la retiennent pendant on ne sait pas encore combien d’années, mais vu le recul pour l’instant on peut dire plusieurs dizaines; sur une planète où l’eau est déjà un problème, c’est un comble de la séquestrer ainsi. Les couches souillées sont soit enterrées dans des décharges (pour la plupart), soit brûlées. On compte UNE TONNE DE COUCHES souillées PAR ENFANT.
Pour limiter les dégâts on peut utiliser des couches lavables, bio de préférence afin d’abîmer le moins possible notre jolie planète, car malgré le nombre de lessives (avec de la lessive bio, bien sûr, 100% dégradable et sans vilains phosphates), le préjudice n’est pas comparable à l’utilisation des couches jetables.

En ce qui nous concerne, bien sûr ces arguments ont pesé, et déjà pour Virgile nous avions acheté des couches lavables. Que nous aurions pu utiliser pour Darius. Mais la possibilité d’ajouter un niveau de communication avec mon bébé, de profiter pleinement des cadeaux que la nature a prévus pour nous, était trop tentante pour que je passe à côté de l’hygiène naturelle :o)

2 réponses sur “Un petit mot à propos de l’hygiène naturelle…”

  1. Très intéressant ce petit billet !

    Les couches lavables sont déjà bien mieux que les jetables. Merci pour le retour d’expérience. Ca change des limaces a Toinou (beurk :D)

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