Le musée du tissage de Chauffailles

DSC01649Ce musée est relativement petit de par sa taille, mais il est grand de par l’histoire qu’il représente dans cette petite ville de 4250 habitant environs, de par l’esprit qui anime les anciens ouvriers et les autres qui font encore fonctionner ces machines sur lesquelles ils ont travaillé une bonne partie de leur vie, et surtout, il démontre l’extraordinaire savoir-faire de cette industrie textile qui fit vivre Chauffailles et sa région. Car, avant que le textile du pays levant envahisse nos étalages, avant que le coton ne soit importé d’autres régions de France et de Navarre, c’est une bonne partie de la région autour de Chauffailles qui cultivait le chanvre pour fournir en matière première cette usine. Aujourd’hui, le chanvre a été remplacé par les bovidés charolais, et une fois de plus, c’est l’environnement qui en a pâtit. Mais cela est une autre histoire…

Du chanvre à la soie, voilà celle du musée du tissage de Chauffailles.

En tout cas, cette petite visite valait vraiment le coup. Ne serait-ce que pour les discussions avec ces anciens ouvriers et ouvrières qui ont assisté impuissant à tous ces changements. Quel savoir faire ont-ils encore en eux !

Pour ceux qui habitent la région, ou qui veulent la découvrir, un passage par ce musée s’impose car il permet de mieux comprendre certaines transformations qui ont eu lieu. Il n’y a pas si longtemps encore, Chauffailles et sa région étaient prospères grâce à cette industrie.

Voilà ce qu’il en est dit sur le site de la commune de Chauffailles :
http://www.chauffailles.com/71/CHAUFFAILLES/tourisme/decouverte/index_decouverte.php

Le canton de Chauffailles se situe, aujourd’hui, dans une zone majoritairement rurale, où se côtoient agriculture et industrie. Le secteur agricole est basé sur la culture de céréale et sur l’élevage (race charolaise) qui a connu une expansion tardive, au milieu du XIXème siècle.
Cependant, le secteur agricole n’a pas fait la richesse du canton. On la doit au secteur textile, notamment à partir de 1840, avec l’essor de la soierie. Actuellement, le textile n’occupe plus autant d’emplois que par le passé. Il a été rejoint par les industries métallurgiques et mécaniques qui ont la particularité de fonctionner en un réseau dense de sous-traitants.

A noter que ces machines fonctionnent encore réellement et les produits tissés peuvent être acheté à la fin de la visite, ben oui, ils ne vont quand même pas jeter les fruits de leurs démonstrations… et c’est pour une bonne cause, le partage d’un savoir partagé aujourd’hui et qui tente de ne pas disparaitre.

Une visite bien agréable donc, aussi pour ceux ou celles qui aiment les vieilles machines. Impressionantes, et très spécifiques, elles ont été conçues par des ingénieurs dont l’intelligence n’a sûrement d’égale que leur folie. Rien de péjoratif, au contraire, mais il ne me vient pas d’autres mots à cette heure-ci (plus d’une heure du mat’) pour tenter de décrire l’indéscriptible. Ces machines sont composées de rouages et de systèmes qui s’imbriquent les uns dans les autres, qui vident et dévident des milliers de kilomètres de fil sur des bobines qui sont remplacées automatiquement par des vides ou des pleines grâce à d’ingénieux systèmes, le tout est ensuite tissé sur des machines dont même l’étrange existence pose de réelles questions quant à la santé mentale de ceux qui les ont conçues ^_^

Bref, aux amateurs de machines malicieusement conçues par des cerveaux éclairés d’une sombre lumière, foncez, vous ne verrez pas cela ailleurs dans le coin.

De plus, si grâce à votre venue cela permet à ces bénévoles de poursuivre le tissage de leur savoir avec celui de votre curiosité, ce ne peut être qu’une bonne chose pour nous tous.

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