Un mois de septembre agité…

Que le temps file !

Il se passe parfois des évènements qui nous le rappelle, et puis aussi tout simplement des rappels sur certains évènements, ce que je me prépare à faire aujourd’hui. Comme si c’était hier.

Encore une fois, tout cela n’est pas très clair.

Alors, quoi de neuf en septembre ?

Comme je l’écrivais à un ami pas plus tard qu’hier soir, il était plutôt agité.

Les 2 premières semaines, j’ai cru pouvoir gérer en même temps mon Petit Monde de Couillaler et les chantiers d’isolation de ma façade nord. Illusoire ! Je n’ai été du coup pas très efficace sur aucun des deux plans, sans parler de toutes les autres facettes de notre boule de vie.
La troisième semaine, ma mère est morte. Une mort rapide, étrangement surprenante quand même pour nous tous qui voyions tout, sauf cela. C’est la chronique et fin d’une histoire écrite d’avance, une fin dont on se satisfait simplement de la savoir partie sans avoir eu à avoir à vivre ce qu’elle redoutait le plus, la dépendance.

A 62 ans tout de même, un peu tôt quoi. Même pas en retraite, c’est d’actualité cela dit, tout comme mon père parti à 58 ans il y a 6 ans de cela. C’est pas à moi qu’on fera le coup du « on vit plus longtemps et patati et patatra… ».

Orphelin à 37 ans, c’est une sacré page qui se tourne quand même… et puis qui dévoile alors de nouveaux chapitres, c’est ainsi. Tout cela va très vite.

C’est triste de savoir qu’on ne verra pas vieillir ses parents, c’est inquiétant car on ne se voit pas vieillir soi.

C’est triste de ne pas voir nos parents nous voir vieillir. On a toujours tant d’espérances. Je ne suivais de toute façon pas toute (s)(c)es balises, mais ne plus les savoir sur la carte est troublant et triste.

La 4ème semaine, fermeture de la boutique, et du haut des 8 mètres de plongeoir de pignon, j’ai sauté à mains jointes dans le chantier qui avait bien avancé pendant mon absence à Strasbourg et qui a donc tout aussi bien avancé sur cette dernière semaine de chantier.

Et rien de tel que des chantiers pour se changer les idées. La boue, la terre, l’eau, la paille, cela nous remet dans le contexte. Cela nous remet en phase avec ce que nous sommes. De petites mains insectoïdes et gantées qui caressent la pierre de poignées de boue afin de parfaire une isolation quasi inexistante. De simples petites mains. Pas grand chose quoi.

Le projet de ce mois de septembre était donc d’isoler le pignon nord de notre maison, cela tombe bien, cela correspond à la partie habitée. ^_^

Etat initial : un mur plein nord en pierres, isolé seulement par ses 50cm de pierres. Pas d’enduit extérieur, pas d’enduit intérieur. Enfin, ce n’est pas vraiment vrai, il y a du ciment, du carrelage, de la vieille peinture acrylique par endroit et aussi du plâtre. Bref, tout ce qu’il faut, sauf le plâtre, pour bien étanchéifier un mur, qui était enterré auparavant jusqu’à un mètre de haut qui plus est ! Tout pour bien empêcher de laisser s’évaporer cette pauvre et abondante humidité bourguignonne qui ne pouvait donc faire autrement que de monter encore plus haut dans ce mur.

C’était un mur nord. Un mur froid. Horriblement froid en hiver, frais en été mais une vraie plaque réfrigérante en hiver. Et humide. Or, à l’intérieur, ce sont les toilettes qui s’y trouvent, la montée des escaliers vers l’étage, la buanderie (qui encore faisait tampon finalement). Un lieu de passage donc, souvent ouvert et donc hyper énergivore. Il fallait donc commencer par là. Il y a tant à faire, autant commencer par quelque part d’urgent. ^_^

Nous avons décidé d’œuvrer pour que toute cette eau cesse de s’entasser au pied de ce mur, de lui permettre de s’échapper sans troubles pour pouvoir après oindre le mur d’une douzaine de centimètre de terre-paille, une broutille quoi. Tout un programme en fait ! Plusieurs tonnes de lignes de programmation ligneuses, de quoi y perdre plus d’un programmateur fou.

Pour ce premier gros chantier, je veux dire pour ce premier gros chantier de non déconstruction, car oui enfin, on passe après trois ans passés ici à la phase réhabilitation ! Enfin ! ^_^

Bref, pour ce premier chantier constructif et positif, il nous fallait être accompagné d’une équipe de choc !

Les solutions étaient nombreuses, mais le choix rapide. Pour tout un tas de bonnes raisons, et pour d’autres encore, nous avons choisi de partager ce moment d’isolation avec La Tribus de la famille Spenlé, conduit de la main gauche par Gwenaële, de la droite par Gilles et par toutes les autres mains de la famille. Autant dire que sept paires de mains sur un volant, ça fait un sacré ramdam quand il débarque chez vous.

http://www.latribus.lautre.net/les_tribusentreprises

Voilà, trève de bla bla… la suite du chantier rapidement et en images dans les tickets à venir… et ouai, c’est comme ça… mais j’ai décidé d’arrêter de me coucher à 4h du mat’ . ^_^

11 réponses sur “Un mois de septembre agité…”

  1. Bonjour à vous
    Bien sûr, tes parents sont partis tous les 2 beaucoup trop tôt et c’est très dur à vivre, notre mère aussi est morte à 59 ans, (j’avais 34 ans) quand à notre père, il n’a jamais été présent !!.. Jacques et moi nous avons tous les deux le grand age de 71 ans et notre grande peur, c’est d’être un jour dépendants de nos enfants, c’est vraiment un truc auquel je pense tout le temps, bien sûr pour l’instant on tient le coup, pourvu que cela continue….
    Bisous à toute la petite famille

    1. J’ai transmis tous tes baisers Claude, ils sont toujours aussi doux à transmettre, merci. Jacques et toi avez l’amour qui cimentera a jamais votre interdépendance, votre activité, vie sociale, familiale, l’environnement de qualité qui vous entoure feront le reste. Mais je comprends et entends tout à fait ton inquiétude, maman avait la même, comme peut-être pas mal de monde par ici ou là bas. Le temps trouvera les réponses à ta place, ou te les apportera d’une manière ou d’une autre. En tout cas, une chose est sûre en attendant, c’est que tu peux toujours compter sur nous, c’est toujours ça ^_^
      A bientôt !
      Antoine

  2. La lecture souvent rapide de vos lettres-nouvelles me fait toujours à chaque fois une espèce d’interlude sympathique et rafraichissante au quotidien pas toujours des plus marrant.
    au travers aujourd’hui de celle-ci je lis que tu viens de perdre ta maman soudainement et sans sommation, bien jeune effectivement.

    Nous vous présentons nos sincères condoléances et pensées affectueuses.

    Profitez bien du temps précieux de partage avec la famille Gwenaële et Gilles.
    Bises .
    Jean Claude et Marianne.

    1. Merci à vous deux !
      comment ça une lecture rapide ? c’est possible ça ? Faut que je sois moins clair alors, histoire d’obliger le lecteur à rester plus longtemps… bon, l’effet inverse se produira sûrement avant, je vais donc rester simplement confus.
      Je vais tenter de mettre quelques photos des chantiers avant noël ^_^
      Antoine

  3. J’ai cru que j’allais voir des photos avant d’avoir eu le temps de regarder le CD mais non ;-) enfin, peut-être car j’ai pas le temps de le regarder tout de suite.

    Bisous

    Gwenaële

  4. Toutes nos condoléances pour le décès de ta mère Antoine…

    Quelle chance d’avoir eu un coup de main de la famille Spenlé! Bravo pour ces travaux et la persévérance dans votre projet!

    Bises à toute la famille,

    Karine & Eric + Ilan, Ninon, Léandre, Domitille et Syméon.

  5. salut antoine et roxane,
    merci pour l’accueil à fegersheim – malgré l’occasion si triste j’ai passé de bons moments avec vous et la famille. et malgré qu’on n’a plus eu beaucoup de contacts ces derniers temps, dominique me manque – elle a fait partie de notre vie depuis si longtemps.
    à bientôt, bizous
    reidun et christian

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