Vidange de l’étang 2011, deuxième !

 

Ou comment, pour cette deuxième vidange, j’ai braconné de nuit en pêchant à la lampe frontale ! ^_^

Cet article ne sera pas étayé par des photos, puisque je n’en a pas d’alors, et pour cause.

Et puis je n’avais jamais raconté cette vidange 2011, celle de l’année dernière. Comme je suis en train de rédiger aussi celle de 2012 qui vient de s’achever, ou plutôt qui s’achèvera mercredi ou jeudi, je me suis dit que je pouvais déjà revenir sur celle de l’année dernière..

Mais hélas, il n’y aura pas grand-chose à en dire de cette vidange, même si je risque d’en parler longtemps encore dans le futur, car ce fut une pêche très éprouvante, surtout pour les poissons, et aussi pour moi. Sans compter pour tous les autres qui sont venus le lendemain, mais qui n’ont pu que constater, et que j’ai du coup mis à contribution pour une longue séance de bain de boue.

L’étang rappelons le fait 57 ares, île comprise, soit, disons, 54-55 ares en gros. Soit 5500 m2. La première vidange de l’étang du Bief, depuis que nous en sommes propriétaires, ne s’était pas très bien passée, un caillou terroriste avait tenté de tout gâcher, mais aussi m’avait empêché de connaître le temps mis par la baignoire à se vider. Je vous laisse consulter les archives pour retrouver pourquoi.

J’ai donc ouvert, le matin du jour précédent la pêche, la bonde de l’étang afin qu’il commence à se vider. Le soir venu, l’idée était de fermer la bonde, et de finir la vidange le lendemain matin, avec tout le monde présent pour pêcher le poisson.

J’ouvrais donc ce matin-là, jour précédant la pêche, la bonde de l’étang. Fraîchement débouché de l’année dernière, rien ne venait perturber le flot puissant qui jaillissait alors. Youpi.

Le soir venu, j’ai commencé à aller voir régulièrement où en était cette vidange.

Mais voilà, j’ai dû à un moment laisser passer trop de temps, et surtout totalement mésestimer le volume d’eau restant, mais quand je suis allé pour fermer la bonde à 23h, je me suis aperçu avec un sincère effroi qu’il n’y avait plus une goutte d’eau dans l’étang ! Plus un poisson non plus d’ailleurs !

La grille de la nasse de récupération du poisson, à la sortie, était partiellement ouverte, totalement bouchée par des dizaines de petits gardons et autre petits poissons, elle avait néanmoins aussi laissé passer la vase, mais surtout, surtout, tous les poissons avaient suivi le courant et la vase, et se retrouvaient donc presque jusqu’en bas du champ !

Il était donc 23h, un étang contenant des centaines et des centaines de petits poissons, des dizaines de carpes (une petite centaine, quoi, d’environs 30 centimètres en moyenne (entre 2 et 4 kilos je pense)) et 5-6 brochets venait de se répandre dans un champ !

J’ai donc couru à la maison, me suis changé, j’ai mis une frontale, pris des épuisettes, et ai été pêché, de nuit, et pis tout seul parce qu’à cette heure-là, je n’ai pas trop osé déranger grand monde.

J’ai cassé deux ou trois épuisettes en les chargeant trop, tous ces allers-retours, les bottes dans la boue jusqu’en haut des tibias, avec à chaque fois plus de dix kilos de poissons, à remonter jusqu’aux 2 bacs heureusement remplis ce jour-là (on prépare heureusement tout la veille, j’y reviendrai pour la vidange 2012), bien trop petits hélas pour contenir tout ce monde, ce ne sont que deux petits bacs dont se servent les personnes qui sont à la sortie de l’étang pour mettre le poisson pêché, poisson récupéré par l’équipe qui l’amène jusqu’aux grands bacs de stockage, situés près de l’étang, bien plus haut !

Voilà, j’ai donc pêché ainsi, jusqu’à 2h du mat’, inutile de dire que j’étais cuit, fourbu de tous ces allers-retour avec charge dans la boue, tous ces ramassages d’êtres vivants, affolés et anxieux, et lourds.

Il y eut hélas en 2011 beaucoup de perte, si les gros poissons survivent assez bien à l’air libre (mais moins a stress), les petits, eux, ne survivent ni à l’un, ni à l’autre, et encore moins aux deux en même temps.

J’ai laissé, avec ma petite frontale, beaucoup de flaques contenant des petits poissons. Beaucoup de poissons sont encore morts dans les bacs, coincés comme des sardines, l’oxygène avait manqué très rapidement. Bien entendu, le lendemain, les poissons avaient été répartis dans les grands bacs, mais le mal était déjà fait pour beaucoup.

J’ai estimé les pertes totales à 40 % l’effectif des carpes, et 60 % des petits. Deux brochets moyens y étaient aussi passés (genre 60cm je crois).
Voilà, triste pêche pour les poissons. Cela dit, ce mot ne leur est jamais très joyeux… :o/

Couché tard, et levé tôt, pour accueillir les IT (les Invités Travailleurs ), c’est avec beaucoup d’entrain cependant que, pendant que certains allaient cueillir la friture dans le champ, nous avons, parés de nos belles bottes, entamés avec des pelles et râteaux, un étrange balai de rameurs infatigables, poussant, les pieds dans l’étang, des mètres cubes de vase vers la sortie.

Mètres cubes bien dérisoires rapport à la surface de l’étang, puisque 30, 40 ou même 50 mètres cube, sur de nombreuses centaines, ça fait pas bézef, mais je sais que, appliqué tous les ans, cela finira par se voir.

Bilan 2011, deuxième vidange : pas de soucis de bouchage de conduit (YES!), mauvaise estimation temps de vidange (rôôôôh, gâchcur!), nuit éreintante et morbide de ramassage nocturne, beaucoup de pertes, heureusement beaucoup de survivants aussi, et un lendemain convivial, avec toujours d’aussi gentils et prévenants donneurs de coup de main, beaucoup de vase enlevée cette année, une eau changée (changer l’eau de l’aquarium, c’est important aussi), l’expérience d’une deuxième vidange engrangée, on fera donc encore moins d’erreurs (enfin surtout moi ! ) l’année prochaine, en 2012…

Et je ne crois pas si bien dire, car la 2012, en cours de rédaction (avec photos cette fois), elle, s’est déroulée totalement autrement !

Mais elle n’est, à ce jour, pas finie. Car, s’il y a bien le jour J de la pêche, il y a les jours précédant la pêche, et aussi les suivants…

J’y reviens donc bientôt…

 

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