Planches et Cie.

fleurs du pêcher...
Fleurs du pêcher…

En cette fin mars 2014, de jolies petites fleurs de pêcher émergeaient déjà vaillamment hors de leur bourgeon.

Cet arbre, d’ailleurs, en est à ses débuts et il n’aura fait finalement que quelques petites pêches. Non! Disons plutôt que cet arbre, d’ailleurs, en est à ses débuts, et il a déjà fait quelques petites pêches!

Oui! C’est mieux ainsi. ^_^

Au final, de toute façon, nous n’en aurons guère profité en 2014, les pêches étant relativement petites ou n’étant pas forcément là aux bons moments, par exemple. Ce qui n’a pas empêché, cela dit, une faune diverse et sûrement non moins variée de venir trouver de quoi mangeailler. Et nous de nous dire qu’on fera mieux la prochaine fois, sachant que rien n’est jamais perdu pour tout le monde.

En attendant, comme le temps, lui, se perd vite, j’ai aussi poursuivi ce long chantier de piquets, de planches clouées et de clôtures grillagées, et parsemé ce dernier de quelques chantiers nouveaux pour moi, comme la conception de portail!

Celui-ci ne révolutionne pas le genre, quoique, mais c’est surtout moi qui l’ai fait! ^_^ Reste juste à le grillager.

Mieux que Sivens, celui-ci fait aussi barrage à la radioactivité à venir!
Mieux que Sivens, celui-ci fait aussi barrage à la radioactivité à venir!

Oui, à propos de Grands Projets Inutiles (comme celui de Sivens), à l’heure où la France se prépare à déposer à l’air libre ses déchets nucléaires les plus radioactifs (Déchets nucléaires de Haute et Moyenne Activité à Vie Longue (HA MA-VL) = 3,3 % du volume total de déchets, mais qui concentrent plus de 99 % de leur radioactivité totale.), pour une toute courte période de 130ans à Bure (55, Meuse (ouf, ça va, ce n’est pas chez vous! ;) )1, ici, au Bief, je mets des clôtures pour que la radioactivité ne passe pas quand aura lieu le premier gros accident nucléaire en France, c’est-à-dire pendant que nous serons, moi, ma famille et la vôtre, encore vivant! Et aussi ce qui, vu l’âge de nos centrales, notre incapacité à en démonter une seule, notre incapacité à savoir quoi faire des incompressibles déchets que cette électricité crée et surtout, vu notre incapacité totale à vouloir que les choses changent, cela pourrait par contre se produire bien plus près de chez vous du coup! ;)

Pour en savoir plus sur le projet fou CIGEO, le projet d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure dans la Meuse, Bure Zone Libre, association dont je fais partie depuis bien longtemps maintenant, a édité le PDF suivant, il explique assez bien les choses!

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Tout savoir sur le projet CIGEO à Bure - 4.69 MB

Alors voilà, ici, au Bief, à Chassigny sous Dun, en ayant changé rapidement de fournisseur électrique pour Enercoop, seul distributeur d’électricité 100% renouvelable,  je fais déjà barrage au nucléaire français et du monde entier!

Un beau barrage pour la radioactivité, aussi efficace que nos frontières lors des derniers accidents nucléaires! :) Et en plus, il empêche mes moutons de sortir! Le vrai 2-en-1!
Un beau barrage pour la radioactivité, aussi efficace que nos frontières lors des derniers accidents nucléaires! :)
Et en plus, il empêche mes moutons de sortir! Le vrai 2-en-1!

Plus sérieusement (parce que le nucléaire n’est pas une énergie sérieuse), nous faisons fi de toutes ces idées idiotes et pas innovantes et nous poursuivons, vaille que vaille, nos projets, encore plus fous que ces six réacteurs EPR qu’Areva veut construire côte à côte en Inde (il faudrait déjà qu’ils arrivent à en terminer un seul sur leurs chantiers en cours, hi hi hi). Oui, au Bief, on voit par-delà et surtout plus loin que le mur que nous promet cette énergie mortifère et c’est avec bois et énergie que j’ai poursuivi, planche après planche, clous de 80mm après clous de 80mm, à bâtir cette clôture qui cernera nos futurs moutons, et nos arbres, ainsi protégés des futurs moutons! :o)

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Les lisières courbes pour plus de longueurs linéaires (futures haies mellifères), situées au nord des vergers, feront un jour aussi barrage au vent!

Ça commence à avoir de l’allure! ^_^

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Et encore, nous sommes ici en mars 2014! Ça tombe bien, car il faudra encore plancher et grillager tout cela tantôt… :)

Le petit panoramique suivant présente un aperçu de l’avancement global du projet Verger Conservatoire et Fourrager, sachant qu’il manque encore le premier verger conservatoire planté en 2008 et la future zone boisée qui le bordera au nord, au-delà des grands et vieux chênes à l’horizon. Que de clôtures faites et à terminer! Que de planches! Que de clous, de pointes et de grillage à moutons! Que de coups de marteau! Que d’aller-retour avec les bras chargés de piquets et de planches, et ce grillage si lourd avec ces 50m de longueur par rouleau! Quel travail, quoi! Mais le résultat sera là! C’est un travail plaisant, sain et avec tellement de bénéfices et de bienfaits présents et à venir que, malgré tous ces efforts, c’est un véritable plaisir de faire tout cela. Surtout vu l’environnement de travail! ^_^

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Les journées de chantier se sont ainsi succédé. Pour changer un peu, j’en ai profité aussi pour photographier les buttes d’en haut, buttes potagères que j’ai réhabilitées comme celles d’en bas!

Les lentilles d'eau qui prospèrent sur la mare font un excellent engrais vert pour mes buttes... J'en prends avec l'arrosoir quand c'est la saison des arrosages... ainsi il en reste pour la mare et ses habitants. :)
Les lentilles d’eau qui prospèrent sur la mare font un excellent engrais vert pour mes buttes… J’en prends avec l’arrosoir quand c’est la saison des arrosages… ainsi il en reste pour la mare et ses habitants. :)

Notez les deux rangs sur la butte à l’arrière. Pour ceux qui suivent un peu les aventures potagères du Bief, il est connu que je ne suis pas trop du genre à organiser pourtant ainsi mes semis/plantations. En général, je laisse le hasard et mes envies guider au hasard de joyeux et aimés mélanges de plantes, qui, avec eau et amour finissent par s’entendre et partager avec nous de parfois fructueuses récoltes, et sinon, plus simplement, nous font juste admirer leur simple beauté. Cela suffit à me nourrir l’esprit et le regard. Le rang du milieu a accueilli un semis de lin (engrais vert, fleur mellifère…) et le rang d’à côté, des pommes de terre.

L’idée de cette association, en plus de l’intérêt de l’un et de l’autre, c’est celui de l’intérêt des deux ensemble! L’association de ces deux plantes est aussi profitable, car la pomme de terre, met apprécié des doryphores bien connus des jardiniers, est protégée par le lin, qui est un répulsif naturel des doryphores.

Je voulais faire une ligne pour profiter d’une belle ligne de fleur. J’ai par la suite aussi mis un deuxième rang d’une autre variété de pommes de terre de l’autre côté de cette ligne de lin. Pour pratiquer un jardinage totalement biologique et sans aucun intrant, alliant auxiliaires et pratiques respectueuses et nourricières de la terre, les doryphores nous laissent plus que relativement tranquilles, mais il faut ajouter, qu’en général, les pommes de terre ne sont pas concentrées ainsi, j’en mets sur toutes les buttes un peu partout, disséminées et ainsi protégées. Ici, avec ces deux lignes concentrées, je voulais m’assurer d’un minimum d’attaque de doryphores.

Pour avoir déjà récolté ces pommes de terre depuis, je peux déjà confirmer que nous n’avons eu à déplorer aucune attaque de doryphore! Bien évidemment, le lin seul n’en est pas responsable, le jardinage est toujours multifactoriel, comme la vie qui nous entoure, comme la vie dont nous faisons partie. Je dis ça pour ceux qui ont perdu cette connexion avec la terre, avec le vivant, connexion qu’il est difficile de maintenir avec toute cette artificialisation de la nature.

Mais en tout cas, en plus de faire de très jolies petites fleurs, le lin a visiblement aussi fait son boulot, j’en sèmerai sûrement toujours un peu à côté de chaque plant de patates, c’est rapide, joli et efficace! Tant qu’on ne compte pas que là-dessus! :)

Bon, ce n’est pas tout ça, mais si je fais plus long, personne n’aura le temps de lire tout cela jusqu’au bout, il est temps de conclure en images et commentaires, et surtout, n’oubliez pas, e-n-e-r-c-o-o-p, ENERCOOP ! Parce que pour ce dernier point, le lin ne pourra rien, c’est certain ! ^_^

  1. Pour, qu’une fois ainsi un peu refroidis par cette exposition à l’air libre (c’est très chaud les déchets radioactifs), ils aillent se faire enfouir à plusieurs centaines de mètres sous terre au même endroit, et ce pour une période garantie, par l’état et les forces nucléaires françaises, de 100 000 ans, rien que ça! (pour info, les seuls projets existants similaires ont duré 10ans en Allemagne (à Asse, où une pollution est toujours en cours depuis 1988 suite à l’effondrement de galeries) ou au WIPP (Nouveau-Mexique / États-Unis), où l’expérience d’enfouissement  aura duré 15ans et s’est interrompu en février 2014, suite à un incendie qui contamine encore l’atmosphère par des rejets radioactifs.). Effondrement et incendie, justement ce qui menace Bure, tout simplement. Et 100 000 ans! En gros ça veut dire, bon, les enfants, démerdez-vous avec nos poubelles! Il faut bien qu’on s’éclaire et qu’on branche nos voitures nous, non ?

    Quelques chiffres sur ce projet fou (celui qui consiste à utiliser encore cette énergie) :

    Bure, Bonnet, Ribeaucourt, Mandres, entre ces 4 villages, un futur no man’s land… !

    • 350 hectares au minimum sacrifiés au stockage nucléaire d’attente / installations de surface !
    • 15 km2 d’installations souterraines (emprise qui pourrait passer à 25 km2) à 500 m sous terre!
    • 220 km de galeries souterraines (Bure-Paris à vol d’oiseau) !
    • 100 km de galeries de liaisons !
    • 5 km de double descenderie vers le stockage !
    • 43 000 m3 de déchets de haute et moyenne activité à vie longue (estimation 2010) / 54300 m3 en 2030
    • 100 000 m3 à terme, à minima… !
    • 240 000 colis de MA-VL + 62 000 colis de HA-VL + 5500 colis de combustibles usés non retraités… !
    • Du MOX (?), produit hyper toxique issu du retraitement, combustible nucléaire constitué de 7 % de plutonium et 93 % d’uranium appauvri !
    • 2 transports nucléaires/semaine pendant 130 ans, avec quel impact ? !
    • Construction : des millions de m3 de terre excavée, de m3 de béton, de m3 d’eau utilisée (pompée où ?), des milliers de transports/camion !
    • 130 années d’exploitation…

    Une solution pour éviter cela, cesser de sponsoriser cette énergie totalement incontrôlée et incontrôlable (déchets ingérables, centrales indémontables …) ; Enercoop est la seule énergie 100% issue de renouvelable, optez pour leurs kilowatts! C’est très facile et rapide de changer d’opérateur électrique ! Il est tout à fait possible de sortir du nucléaire! Il est temps que les temps changent!

Une pensée sur “Planches et Cie.”

  1. Salut Le Toine,
    Hélas, ayant un fournisseur d’énergie locale, je ne peux profiter d’Enercoop en tant que fournisseur d’énergie propre…Je ne suis pas éligible !!! Ca m’énerve !!
    @+

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